Saint-Denis : Le clocher de l’église était riche de six tableaux - exposition les 22-23 et 29-30 août - toutes les infos ici !

 

Le clocher de l’église était riche de six tableaux …      

 

Le grenier du clocher contenait des choses intéressantes : six tableaux de facture ancienne représentant les 4 évangélistes, saint Benoît et saint Blaise ( ?).

 

Michel De Werchoven est l’auteur de ces tableaux, mais toutes ses œuvres ont disparu. Le manuscrit de Dom Martin Gouffart, 37ème abbé de l’abbaye de Saint-Denis est cependant très clair. Il explique en effet que le peintre Werchoven qui a peint les apôtres pour l’abbatiale, décédé à Bruxelles le 13 juillet sera ramené à Saint-Denis pour y être enterré devant la sacristie.

Son père, François De Werchoven, était le peintre officiel des princes d’Orange.

Michel de Werchoven naît vers 1590 à Nozeroy en Franche-Comté, vient à Bruxelles, et le 16 octobre 1615, fait partie de la corporation des peintres de Bruxelles. Il formera quatre apprentis …

Il épouse Anne Van Veen qui n’est pas n’importe qui : elle est la fille d’Otto Van Veen (VAENIUS), maître-peintre, attaché à la cour des archiducs Albert et Isabelle et des plus grands de l’époque,et qui donnera des cours de peinture à … Pierre-Paul Rubens !!!.

A ce stade, plusieurs questions se posent … !

 

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A l’époque, quand on était maître-peintre et artiste de renom, accordait-on la main de sa fille à n’importe quel prétendant ???

 

Il existe un saint Mathieu très semblable et un saint Jean copie conforme à celui de Saint-Denis à l’ancienne abbaye de Saint-Ghislain. Ces deux tableaux ainsi que douze autres sont attribués à Gérard Séghers, une grosse pointure de la peinture anversoise dont il existe encore de nombreuses œuvres importantes. D’après le docteur Anne Delvingt, les peintures de Saint-Ghislain ont été exécutées avant 1625.

          Il semble également que Michel de Werchoven ait arrêté de peindre vers 1625, car après, on retrouve sa trace en tant que « banquier » et prêteur d’argent.

 

Sachant que les abbayes de Saint-Denis et de Saint-Ghislain avaient des échanges réguliers et des relations multiples, qui donc a copié l’autre ?

 

          Au 17ème siècle, les abbayes en pleine croissance font appel à des peintres de renom ; par exemple à Gaspar de Crayer pour le tableau au-dessus du maître-autel de l’église abbatiale de Saint-Denis.

 

Donc, même si toutes ses œuvres ont disparu, Michel de Werchoven n’était pas un inconnu, il jouissait même d’une réputation, puisque mort à Bruxelles, on n’hésitera pas à ramener sa dépouille à Saint-Denis, (et en 1650,

en plein mois de juillet, quel voyage !) pour l’enterrer devant la sacristie de l’église abbatiale !

 

          Ces tableaux restaurés seront présentés dans l’église de Saint-Denis, dans le cadre de Mons 2015, « A la découverte de notre peintre fantôme »

les samedi et dimanche 22-23 et 29-30 août de 10 à 18 heures.

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